Je m’étais promise de ne pas écrire sur mon employeur… mais j’estime que les collègues, ca compte pas.  Pour cette fois au moins.

Il s’agit d’une collègue en particulier, appellons la Gundel. Gundel est connue comme le loup blanc dans notre service, et pas en positif. Gundel est jeune, dynamique, et elle sait où sont ses limites. En réalité, elle est tellement arrogante que ca passe presque pour de l’incompétence. Je m’explique :

Il y a un article qu’on sous-traite. Hier, j’ai demandé à Gundel quand les pièces allaient nous être livrées, et combien. Réponse en une ligne « pièces seront là demain ». Retour immédiat de ma part, « combien ? ». Quod erat expectandum, pas de réponse. Aujourd’hui je redemande poliment, faudrait pas que Madame se vexe, quelle quantité arrive aujourd’hui, puisque je dois préparer la livraison au client. Et là, merveille : « je ne sais pas combien de pièces arrivent, ce qui pouvait rentrer dans le camion, quoi… En plus, on a 13 cartons qui ont été oubliés par le sous-traitant pendant le chargement du camion. »
Ah.
Bon. Je décide d’en rire, en partie parce que « ce qui rentre dans un camion », ca représente entre 1 et 96 cartons, suivant le camion en question. Quand même, je ne peux m’empêcher de répondre, tout en choisissant soigneusement mes mots : est ce que le sous-traitant est désorganisé au point de ne pas pouvoir dire ce qu’il nous livre aujourd’hui même ? au point de ne pas pouvoir t’envoyer un bon de livraison ??.
Rappelons-nous, faut pas vexer la madame, sinon elle entre dans le bureau en furie et te crache dessus jusqu’à ce que tu rendes les armes (arrivé une fois) ou que ta chef lui fasse diplomatiquement remarquer que bon, ca suffit maintenant, si tu es d’accord, hein ? s’il te plait… (arrivé 2 ou 3 fois. Maintenant je gagne du temps en ignorant ses mails).
Peu après, j’apprends « par la bande » qu’en fait, le camion est arrivé chez nous depuis un sacré bout de temps, et qu’il attend qu’on le décharge.
Un dernier mail de Gundel: « les pièces sont arrivées. Si tu veux exactement savoir combien il y en a, va voir par toi-même. J’ai plus important à faire que ce genre d’emails ».

Je suis restée sans voix. J’ai pas répondu. J’ai pas préparé mon transport, pour d’autres raisons, et j’espère que d’ici demain matin, quelqu’un aura eu la bonne idée de compter les pièces.

Cette Gundel, quand même, elle nous étonnera toujours.

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