Consumenta

31 octobre 10

Nous sommes allés aujourd’hui à la foire Consumenta à Nuremberg.

J’aurais voulu vous raconter de facon poetique et/ou émerveillée la diversité des stands, les jolies choses, les bibelots kitsch à hurler, les jacouzzi grands comme des chambres d’étudiants, les odeurs de bonbons, de légumes sacrifiés sur l’autel du marketing pour éplucheurs,  le parfum des épices rares, le fumet des jambons d’Italie, les rondeurs confortables des canapés et les formes surprenantes des fauteuils présentés…

Vous faire un rapport sur le show de Stefan Marquard, un cuisinier renommé qu’on aime bien parce qu’il est rock & roll… c’était marrant, ca sentait bon, je me suis sentie importante parce que je l’ai vu en vrai, et de près, et puis je me suis sentie ridicule parce que ce n’est qu’un homme, et que des milliers d’autres personnes peuvent se targuer de la même chose.

Vous faire part de ma déception quant  à l’exposition sur le monde du cheval, parce que ce n’était rien de nouveau.

Mais finalement je me dis que, comme tout le reste dans ma vie actuelle, ca n’interesse personne, du moins pas « publiquement ». Je ne trouve pas les mots, les phrases ne tombent pas bien, et tout le monde se fout de savoir que le crottin de Voyou ce matin était mou ou dur. Je voudrais vous parler de mon travail, mais je me répèterai, et je sais que ca me retomberai sur le nez un jour ou l’autre, de critiquer mon employeur.

Je veux quand même vous dire que j’aime le petit coin de paradis où j’habite, pas la maison, la région. Parce que cette période magique que j’appelle « la semaine des couleurs », cette courte semaine où la nature se pare de ses plus éclatantes couleurs avant de se glisser sous un lourd édredon de neige, elle dure ici depuis bien 2 semaines, et je pense que ca durera encore un peu.

Il y a des choses dont je pourrais parler, mais quelque chose comme de la superstition et de la lassitude de vous parler de projets que j’abandonne peu de temps après m’en empêche.

De quoi est ce que je vous parlais avant ? pourquoi je vous en parlais ? Pourquoi est ce que je n’y arrive plus ?

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