ouf, me voilà sortie de chez le physiothérapeute. Il devait améliorer la circulation du sang dans mes épaules. Ah ben ça, le sang, il a circulé, hein ! Ca fait du bien quand il arrête ! Pour être honnête, ça fait du bien tout court, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi « flexible » du cou et des épaules.

L’histoire de l’air chaud, en réalité ça veut juste dire qu’il te laisse poireauter un quart d’heure sur sa table de massage avec une bouillote sur les épaules.

A part ça il est vraiment sympa. Je l’ai appelé un peu catastrophée, parce que notre chère Bahn (la SNCF allemande) a supprimé le train que je voulais prendre. J’avais donc minimum 20 minutes de retard prévues, qui se sont finalement étendues à une demie-heure. Ben le monsieur il m’a dit « pas de problème, vous venez un peu plus tard, ça marche ». Moi je me voyais déjà en galère, le rendez-vous qui saute, et bloquée à Nuremberg.
Il a fallu que je lui dise que je suis française, parce qu’il m’a regardé d’un oeil un peu bizarre quand il a vu que j’écrivais « serviette » sur un bout de papier (ouais, faut que j’apporte ma propre serviette de bain à mettre sur la table de massage). Serviette en allemand ça existe, mais c’est uniquement utilisé pour les serviettes hygiéniques… Bref. Il n’avait absolument pas remarqué que je suis française, même si on a bavardé avant, pendant et après le massage. Ok, il est suédois, ça fait 30 ans qu’il vit en Allemagne et il a toujours un léger accent. Mais ça m’a fait plaisir qu’il me dise ça. Il a même dit que c’était injuste qu’après 2 ans au total en Allemagne j’ai moins d’accent que lui. Niark. Simple question de chance, en vérité.

Sinon rien de neuf depuis l’autre jour, la vie suit son cours, c’est ma dernière semaine avec Bonnemine, et Olaf m’a murmuré « dans une semaine, on pourra leur montrer à quel point on est bon, plus qu’une semaine ». Moi j’avais rien dit. Ca fait du bien la complicité.

La mère de Philipp m’a demandé ce soir si je savais déjà ce que je veux manger pour mon anniversaire. Français ou allemand ? je n’en ai pas la moindre idée. Déjà que je me creuse la tête pour les cadeaux de Noël (ouf, j’ai déjà quelques idées), il faut en plus que je fasse mon menu pour la semaine prochaine…
En fait ça me fait super plaisir 😀

J’ai envie d’une tartiflette. Note pour moi-même : penser à trouver une bonne âme dans ma famille prête à me faire une tartiflette pendant les vacances. Et une fondue. Et tous les plats à base de fromage (j’adore). Mais surtout une tartiflette. Et un fondant au chocolat, mais ça y en a qu’une pour le faire comme il faut (fin du message subliminalement discrêt).

Anniversaire, Noël, cadeaux… Un jour, dans le train, je m’étais faite une liste de toutes les choses que je me souhaite, toutes catégories confondues:
– un MP3 de 4 Gb. Plus, c’est presque inutile, moins, je suis frustrée.
– un reflex numérique
– apprendre l’italien
– le DVD du spectacle Papa est en haut de Gad Elmaleh.
passer mon permis (en cours)
– une voiture (logique, mais ça attendra)
– une semaine en spa
– une maison, un jardin, un (des) enfant(s) et un (des) chat(s)
– le CD du spectacle Alegria du Cirque du Soleil, voire en plus le DVD.
– tenir une journée debout en talons aiguilles
– parler japonais
– un nouvel ordi super méga de la mort qui tue avec plein de mémoire (résultat de mois de frustration)
– une place au premier rang pour un concert du Blue Man Group (ils déchiiiiiiiirent !)
une vraie coiffure et des cheveux dignes de ce nom (le mois prochain, pour être belle pour les fêtes)
– une tête à la place de ma passoire (j’ai pas de mémoire, c’est terrible. Qui êtes-vous ?)

Ce genre de liste, c’est toujours non exhaustif, hein, alors je vais m’arrêter là. Et vous, qu’est ce que vous vous souhaitez, en général (je veux dire, pas seulement pour les fêtes) ?

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premiere neige

23 novembre 08

Salut tout le monde. Ouais, ça fait un bail, je sais. Mais pffff non, en fait j’ai pas d’autres excuses que la flemme. Et la connexion internet trop lente (dingue comme je peux m’énerver rien qu’en fixant une page en train de charger).

Bref. Ce week end, on a notre première vraie neige. A peu près 10 cm. C’est bôôôô…pas suffisant pour que tout soit blanc, mais vachement sympa quand même. Ah, si seulement il n’y avait pas autant de vent !!

J’ai pas fait beaucoup de photos pour l’instant, parce qu’avec la luminosité de la neige et les gants, j’en ch**
Et puis il n’y en a pas beaucoup de réussies.

A part ça, je me suis refaite une contracture musculaire, c’est officiel. J’ai gagné 6 séances de massage « à l’air chaud » chez un physiothérapeute. Je suis curieuse de voir ce que ça donne.

J’ai toujours autant de mal avec Bonnemine, mais je m’entends toujours très bien avec mon chef. Vendredi, il avait besoin d’une liste incroyablement chiante à faire, Bonnemine s’est défilée, et moi, avec ma grande gueule, j’ai dit que je pouvais rester. Résultat : travaillé de 8h à 17h15 sans pause midi (normalement on ferme à 13h le vendredi), et quelques discussions intéressantes avec le chef. Il m’a demandé comment je me sentais au bureau, j’ai dit que bon, ça pourrait être mieux, hein, quand même… il m’a dit qu’il avait remarqué à quel point Bonnemine est désagréable avec moi, mais que pour l’instant il était obligé de se concentrer sur les commandes etc. pour sauver le bureau (la maison mère veut fermer et tout refiler à l’Autriche, ce qui est un peu ridicule… imaginez une société française qui refile tout le marché français à une société soeur en Belgique ou en Suisse). Et il m’a dit aussi qu’il ne pouvait pas m’en vouloir si je partais pour un meilleur job. J’ai répondu que de toute façon, je restais jusqu’à fin janvier. Je veux voir si la miss sera un peu moins coincée du sourire en rentrant de vacances, et quand on aura remis tout à jour. Plus que 2 mois, dont un où elle ne sera pas là.

Ah oui, et puis le code, ben j’en suis à ma 4e leçon, encore 2 ou 3 et je pourrais commencer à conduire. Enfin, à essayer. L’avantage, c’est que je vais apprendre dans les pires conditions 🙂 J’aime bien les cours de code. Les moniteurs mettent en route un DVD de cours, commencent à parler dessus, puis partent dans leurs innombrables anecdotes. Si on fait bien attention, on apprend pas mal de trucs. Mais le risque est grand de se laisser bercer par ces histoires et d’en oublier le coté pédagogique. Moi ça va, il faut tellement que je me concentre pour décrypter leur accent que j’ai pas de risques de me laisser aller !

Ici, quand tu t’inscris pour le code, c’est assez différent d’en France. Ici tu paye environ 20 euros à la communauté de commune, en plus de ton forfait à l’école. Tu dois passer un test de vue et suivre un cours de premiers secours (l’ensemble me coûte 25 euros). En ce qui concerne le matériel, tu reçois un petit carnet pour noter tes heures de cours et de conduite, et un grand « cahier » contenant des formulaires à choix multiples. Il n’y a pas de livre de code à proprement parler. On peut en acheter un, mais c’est complêtement facultatif. Il faut simplement connaitre tous les formulaires par coeur, pour avoir son code. Il faudra que je vous montre comment ils sont fait, je trouve ça assez bluffant.

bon, j’ai mon repassage qui me fait de l’oeil depuis 2 semaines…

11 novembre 08

Les Allemands sont des gens bizarres*, tout le monde le sait, ou le croit savoir. 🙂

Une des différences majeures entre Français et Allemand, c’est la façon de compter.

En France, on est déjà compliqués. Là où certains disent « septante » et « nonante » (même si ça sonne étrangement à nos oreilles franco-françaises), nous disons « soixante-dix » et « quatre-vingt-dix », comme si nous n’avions pas assez de mots pour calculer.

Les Allemands, eux, comptent à l’envers.

Ils ne disent pas « quatre-vingt deux », mais « deux et quatre-vingt », « trois-dix » (treize), ou « six et trente ».

Un numéro de téléphone ressemblerait donc à ça :

Zero neuf onze, six-et-trente, huit-et-cinquante, deux-cent cinq-dix.

Ce qui donne, si vous avez bien suivi : 0911 36 58 215

Je vous laisse imaginer le bonheur que c’est de noter le numéro de téléphone d’un client.

Pour leur défense, ils sont d’autre part bien moins formalistes que nous. Nous énonçons un numéro (presque) toujours par paire de chiffres. 09 11 36 58 21 5.

Les Allemands, peut-être poussés par le coté compliqué de leur formulation, énoncent les chiffres comme ils leurs viennent. Parfois un par un, parfois par trois, ou deux, selon ce qui est le plus facile. Un numéro de téléphone n’est qu’une suite de chiffres qu’on interprête comme on veut. En France, c’est une suite de nombres formelle, bien que l’usage en simplifie de plus en plus l’énoncer. On commence aussi à dicter « à l’américaine », en regroupant selon l’envie.

Je dois vous dire que je suis très contente de ne pas passer pour une illettrée à chaque fois que je donne mon numéro de téléphone. Et puis ça va plus vite pour tout le monde.

* oups, je viens de vexer quelqu’un…

11 novembre 08

Oui je sais, aujourd’hui j’aurais dû vous parler du carnaval, des fêtes toussa toussa. Mais j’ai la flemme (y a trop à dire), j’ai la crève (rdv jeudi chez le toubib), j’assassine ma collègue tous les deux jours en pensée, et j’ai commencé le code officiellement.

Mais je ne vous oublie pas, promis

Comme un roman policier

4 novembre 08

Comme je l’ai déjà écrit, j’aurais bientôt 25 ans.

25 printemps, étés, automnes et hivers, un quart de siècle, 2 dizaines et demie (là on se sent tout de suite plus jeune, non ?)…

Ce n’est pas un coup de vieux, mais un tournant symbolique.

J’ai l’impression que la période 25-30 ans va être l’une des plus belles de ma vie. J’ai hâte d’y être, comme un gosse attend sa majorité avec impatience, comme on attendait l’an 2000*…

Ce soir, ma vie est un roman policier plein de rebondissements et de suspens. Je suis tellement impatiente de connaître la suite que j’ai envie de lire quelques pages deci-delà pour avoir un aperçu de ce qui va suivre…

Je prends des paris avec moi-même : dans combien de temps j’aurais un enfant, en quelle année on achètera une maison, quand vais-je me laisser convaincre de prendre un chien… Selon moi, tout pourrait arriver l’année prochaine. L’impression de ma vie qui décolle.